Les coups de
martinet n’avaient pas été portés avec force et cela aurait sans doute dû me
faire comprendre que ce n’était qu’une mise en bouche. Mon Maitre préparait les
aiguilles tranquillement alors que je passais par tout un tas d’émotions.
Je me souvenais
d’une de nos conversations de la soirée précédente où j’avais évoqué la
différence entre une épreuve telle que celle là, qu’elle soit prévue et
anticipée à l’avance ou bien au contraire, complètement improvisé, du moins
pour moi. En effet je constatais combien il m’était difficile de me
conditionner mentalement en quelques secondes. Mais je n’avais pas le choix, je
pouvais bien pleurnicher, cela n’y changerait rien. Et je n'aurais pas voulu
qu'il en soit autrement.
Je Le suppliai
de me mettre le bâillon boule plutôt que le manche du martinet car je sentais
que je n’allais pas pouvoir gérer le fait de le tenir dans ma bouche. Une fois
bâillonnée, je tentais de prendre le contrôle sur mon corps et mes réflexes,
j’aurai voulu rester impassible et digne mais si je ne bougeais pas, je n’étais
pas impassible du tout. Il s’approcha et je fermai les yeux, je m’offris
complètement à Lui et à ce qu’Il avait décidé de me faire subir. J’avais peur
qu’Il ne prenne son temps comme la fois précédente et que l’aiguille s’enfonce
lentement, j’avais peur de bouger involontairement, peur de la douleur, de Le
décevoir. D’autant plus que j’avais déjà vécu cela. Etrangement, l’avoir déjà
vécu ne rendait absolument pas cela plus facile.
La première
aiguille traversa mon téton gauche très rapidement, et j’étouffai un petit
gémissement que j’estimais maitrisé. Je me fis la même réflexion que la fois
précédente, plus de peur que de mal. J’ignorais si la seconde aiguille serait
aussi rapidement mise en place mais j’étais un peu rassurée tout de même. Je
parvenais à supporter et je devais le reconnaitre, j’aimais qu’Il me pousse aussi
loin. A mon grand soulagement la seconde fut aussi rapide et la douleur fut
supportable. L’idée me vint qu’Il ne s’arrêtait peut être pas à deux cette
fois, et je ne me sentais pas vraiment capable de supporter plus, mentalement
en tous cas, car physiquement, je n’avais pas le choix de toutes façons. Je me
sentais faible sur mes jambes. Trop d’émotions.
Il me prit en photo, esclave
attachée, bâillonnée et percée, complètement soumise et offerte à Son Maitre.
Un de ces instants où Il peut vraiment tout me faire et où je me sens capable
de tout pour Lui. Un intense moment de soumission, débordant peut être un peu
vers ce côté encore obscur et fascinant qu’est le SM. Juste un aperçu. Une
porte entrebâillée sur un autre monde que finalement, à cet instant, je ne me
sentais pas de vouloir connaitre davantage.
Mon Maitre s’approcha
de moi et me retira mon bâillon. Je n’avais pas vraiment regardé les aiguilles,
je ne les sentais plus mais elles étaient là. Il se pencha sur moi et je tendis
ma langue. Il l’aspira d’abord doucement avant de m’offrir un véritable baiser,
rare et précieuse récompense qui me combla au delà de tout. Sa bouche toujours
sur la mienne, II retira d’un coup les deux aiguilles sans s’interrompre. Je
savourais intensément ce moment.
Il commença à détacher
mes liens de l’escalier et je souris en pensant à ce que je venais de vivre et en
réalisant que je supporterais finalement bien les aiguilles plus souvent pour
une telle récompense.
Il m’ordonna ma
position d’esclave mais avec la barre toujours derrière la nuque, je tombai
presque en avant, la joue et les seins écrasés sur le sol, la croupe offerte.
Il me considéra ainsi un moment avant de finalement décider de passer la barre
devant moi, entre mes jambes et le sol, afin de pouvoir lier mes chevilles au
même niveau que mes poignets. Dans cette situation, je me retrouvais
complètement incapable du moindre mouvement et on ne pouvait plus offerte.
J’aimais cette
sensation d’impuissance et cette impudeur contrainte, je me sentais si petite,
si fragile. Je pensais un instant qu’Il n’en avait peut être pas terminé avec
les aiguilles et tentais de me préparer à être percée au niveau des lèvres afin
de mieux le supporter si ce devait être le cas. Mais non. Mon Maitre décida
d’utiliser son esclave sexuellement et malgré l’inconfort de ma position, entre
mes liens douloureux autour des poignets et la barre de bois sous les tibias,
je gémissais de plaisir. J’aimais me sentir utilisée de la sorte, objet de
chair et de plaisir.
Mon Maitre
finit par me détacher et s’assit sur le lit. A genoux, je vins entre Ses
jambes. Il me gifla plusieurs fois décuplant mon sentiment de soumission et mon
envie de Lui. A Son ordre je commençais à Le sucer longuement. Je me mettais à
quatre pattes et léchais Ses couilles avec gourmandise, je passais ma langue
partout, léchant, suçant et aspirant tout en ondulant des hanches pour Lui
donner avec mon corps le spectacle qu’Il attendait, toujours en mouvement. Je
m’appliquais et gémissais de plaisir de Le sentir satisfait de moi, Ses mots
étaient rabaissants, mais plus ils l’étaient plus ils m’excitaient. Je léchais
Son torse frottant mon corps au sien, Sa queue entre mes seins. Je perdais
pied, ivre de désir et d’envie.
Et puis Il me dit qu’Il allait m’évaluer.
A suivre...


















