mercredi 30 mai 2012

La tour du Marquis 2/3

Les coups de martinet n’avaient pas été portés avec force et cela aurait sans doute dû me faire comprendre que ce n’était qu’une mise en bouche. Mon Maitre préparait les aiguilles tranquillement alors que je passais par tout un tas d’émotions.
Je me souvenais d’une de nos conversations de la soirée précédente où j’avais évoqué la différence entre une épreuve telle que celle là, qu’elle soit prévue et anticipée à l’avance ou bien au contraire, complètement improvisé, du moins pour moi. En effet je constatais combien il m’était difficile de me conditionner mentalement en quelques secondes. Mais je n’avais pas le choix, je pouvais bien pleurnicher, cela n’y changerait rien. Et je n'aurais pas voulu qu'il en soit autrement.

Je Le suppliai de me mettre le bâillon boule plutôt que le manche du martinet car je sentais que je n’allais pas pouvoir gérer le fait de le tenir dans ma bouche. Une fois bâillonnée, je tentais de prendre le contrôle sur mon corps et mes réflexes, j’aurai voulu rester impassible et digne mais si je ne bougeais pas, je n’étais pas impassible du tout. Il s’approcha et je fermai les yeux, je m’offris complètement à Lui et à ce qu’Il avait décidé de me faire subir. J’avais peur qu’Il ne prenne son temps comme la fois précédente et que l’aiguille s’enfonce lentement, j’avais peur de bouger involontairement, peur de la douleur, de Le décevoir. D’autant plus que j’avais déjà vécu cela. Etrangement, l’avoir déjà vécu ne rendait absolument pas cela plus facile.

La première aiguille traversa mon téton gauche très rapidement, et j’étouffai un petit gémissement que j’estimais maitrisé. Je me fis la même réflexion que la fois précédente, plus de peur que de mal. J’ignorais si la seconde aiguille serait aussi rapidement mise en place mais j’étais un peu rassurée tout de même. Je parvenais à supporter et je devais le reconnaitre, j’aimais qu’Il me pousse aussi loin. A mon grand soulagement la seconde fut aussi rapide et la douleur fut supportable. L’idée me vint qu’Il ne s’arrêtait peut être pas à deux cette fois, et je ne me sentais pas vraiment capable de supporter plus, mentalement en tous cas, car physiquement, je n’avais pas le choix de toutes façons. Je me sentais faible sur mes jambes. Trop d’émotions.


Il me prit en photo, esclave attachée, bâillonnée et percée, complètement soumise et offerte à Son Maitre. Un de ces instants où Il peut vraiment tout me faire et où je me sens capable de tout pour Lui. Un intense moment de soumission, débordant peut être un peu vers ce côté encore obscur et fascinant qu’est le SM. Juste un aperçu. Une porte entrebâillée sur un autre monde que finalement, à cet instant, je ne me sentais pas de vouloir connaitre davantage.
Mon Maitre s’approcha de moi et me retira mon bâillon. Je n’avais pas vraiment regardé les aiguilles, je ne les sentais plus mais elles étaient là. Il se pencha sur moi et je tendis ma langue. Il l’aspira d’abord doucement avant de m’offrir un véritable baiser, rare et précieuse récompense qui me combla au delà de tout. Sa bouche toujours sur la mienne, II retira d’un coup les deux aiguilles sans s’interrompre. Je savourais intensément ce moment.


Il commença à détacher mes liens de l’escalier et je souris en pensant à ce que je venais de vivre et en réalisant que je supporterais finalement bien les aiguilles plus souvent pour une telle récompense.
Il m’ordonna ma position d’esclave mais avec la barre toujours derrière la nuque, je tombai presque en avant, la joue et les seins écrasés sur le sol, la croupe offerte. Il me considéra ainsi un moment avant de finalement décider de passer la barre devant moi, entre mes jambes et le sol, afin de pouvoir lier mes chevilles au même niveau que mes poignets. Dans cette situation, je me retrouvais complètement incapable du moindre mouvement et on ne pouvait plus offerte.


J’aimais cette sensation d’impuissance et cette impudeur contrainte, je me sentais si petite, si fragile. Je pensais un instant qu’Il n’en avait peut être pas terminé avec les aiguilles et tentais de me préparer à être percée au niveau des lèvres afin de mieux le supporter si ce devait être le cas. Mais non. Mon Maitre décida d’utiliser son esclave sexuellement et malgré l’inconfort de ma position, entre mes liens douloureux autour des poignets et la barre de bois sous les tibias, je gémissais de plaisir. J’aimais me sentir utilisée de la sorte, objet de chair et de plaisir. 

Mon Maitre finit par me détacher et s’assit sur le lit. A genoux, je vins entre Ses jambes. Il me gifla plusieurs fois décuplant mon sentiment de soumission et mon envie de Lui. A Son ordre je commençais à Le sucer longuement. Je me mettais à quatre pattes et léchais Ses couilles avec gourmandise, je passais ma langue partout, léchant, suçant et aspirant tout en ondulant des hanches pour Lui donner avec mon corps le spectacle qu’Il attendait, toujours en mouvement. Je m’appliquais et gémissais de plaisir de Le sentir satisfait de moi, Ses mots étaient rabaissants, mais plus ils l’étaient plus ils m’excitaient. Je léchais Son torse frottant mon corps au sien, Sa queue entre mes seins. Je perdais pied, ivre de désir et d’envie.


Et puis Il me dit qu’Il allait m’évaluer.

A suivre...

vendredi 25 mai 2012

La tour du Marquis 1/3

Nous occupions l’une des tours du château, elle portait divinement son nom et je savais qu’à jamais ce lieu resterait gravé en ma mémoire. Il y avait ce lit immense au pied duquel je dormi enchainée. Cet escalier dans lequel Il me prit aussitôt arrivés. Cette terrasse surplombant tout le paysage et sur laquelle nous partagions des instants complices....  Un lieu d’exception.


J’avais pu voir différents accessoires étalés sur le lit en sortant de la douche, mon bâillon boule, le martinet, ma chaine... Mais ce qui attira tout de suite mon attention fut une petite écuelle argentée, mon écuelle de chienne. Mon Maitre m’avait depuis longtemps dit qu’Il s’en procurerait une pour moi. J’étais heureuse et souris à l’idée de ce qui m’attendait.

Je Lui avais fait couler un bain et servi un verre, à genoux. J’allumai quelques bougies et dressai une jolie table pour Son repas avant de disposer le mien, où il convenait. Il appela Son esclave et je me hâtai de Le rejoindre et de m’agenouiller au bord de la baignoire. J’étais servante devant son seigneur, je ressentais cela au plus profond de moi, ainsi que l’honneur qui était le mien de Le servir ainsi. Mes mains glissaient avec délicatesse sur Son corps que je savonnais avec application. Je m’attardais sur Sa queue et gémissais du plaisir que je ressentais à cela. Il me permit de rincer doucement Son corps avant de m’ordonner de sortir finir de tout préparer.


Je m’exécutai et une fois certaine que tout était prêt, j’allais attendre là où il avait été convenu que je le fasse, sous l’escalier, à genoux, les mains derrière la tête. J’avais sans peine pris cette habitude de venir à cet endroit précis chaque fois que rien ne m’était ordonné, j’aimais vraiment cela, je me sentais soumise à chaque instant. Je savais où était ma place et m’y sentais profondément bien.




Il sortit de la salle de bain et m’ignora un moment avant de s’approcher de moi. Il me mit ma laisse et me promena un peu dans la suite, je m’appliquais à marcher juste à Ses pieds, à cambrer le dos et à garder une démarche sexy. Je voulais tous mes gestes irréprochables, je voulais plus que tout Lui plaire et Le satisfaire. Il me reconduit, toujours en laisse, devant ma gamelle. J’étais Sa chienne. A Son ordre, je pliai les coudes, les cuisses largement écartées, j’étrennai mon écuelle avec un met de choix. Plusieurs fois mon Maitre me fit me redresser à quatre pattes pour me faire lécher Ses doigts ou me faire boire, Il tendait le verre et je lapais presque son contenu. Il me fit terminer toute mon écuelle. Debout juste devant moi, je me sentais toute petite à Ses pieds et j’adorais ça, je voyais le bout de Ses pieds de chaque côté de ma gamelle. Je me redressai timidement sur mes mains pour signifier que j’avais terminé mais Il m’imposa de bien lécher, comme le fait une chienne bien dressée. Je repris donc ma position, passant de grands coups de langue partout dans l’écuelle, penchant un peu la tête sur le côté pour qu’Il voie l’application que j’y mettais. Il était satisfait et me récompensa en me permettant de lécher Ses pieds, je coulais de désir et d’envie, j’aurai voulu Le supplier de me prendre mais n’osais pas.




Il m’ordonna de m’allonger sur le lit, la tête en arrière dans le vide, je me concentrais et commençais à réguler ma respiration, Il prit ma bouche jusqu'à la gorge et je fus obligée de constater que j’avais encore des progrès à faire pour parvenir à Lui donner entière satisfaction de cette façon. Il finit par me faire me retourner et vint sur moi, je me cambrais aussitôt de plaisir. Ses mots étaient insultants et décuplaient mon désir. Il me gifla et me cracha au visage, dans la bouche. J’avais envie de Le supplier de recommencer mais n’osai pas. J’ouvris alors la bouche plus grand et sortis la langue pour exprimer mon envie d’encore, je ne sus comment Il interpréta mon geste mais Il recommença et m’offrit cet étrange plaisir que je ressentais quand Il me traitait ainsi. Je jouis de ça, de sexe et de soumission, extraordinaire mélange qui rendait ces orgasmes uniques et délicieux.




Il m’ordonna de me mettre debout, je veillai bien à garder les cuisses écartées et mis les mains sur la tête. Je sentais que quelque chose allait se passer, mon souffle s’accéléra un peu plus, je ressentais ma vulnérabilité, Sa toute puissance et ce pouvoir qu’Il avait sur moi. J’étais à Sa merci, je ressentis intensément en moi comme une vague d’abandon, une sensation assez rare mais puissante et terriblement jouissive. Ces instants où je n’étais absolument rien d’autre que Son esclave, où plus rien d’autre ne comptait, plus rien d’autre n’existait. Enfin je n’avais rien à cacher, plus à faire semblent. J’étais moi en étant Sienne.


Je Le sentis derrière moi, Il avait entre les mains une barre en bois avec des liens à chaque extrémité. Je respirais plus vite encore, j’étais trempée, avide de soumission et d’abandon. Il noua un lien à mon poignet droit, lentement, me faisant réaliser et savourer l’instant et ma condition. La barre derrière la nuque, Il noua le second lien à mon autre poignet. Les mains attachées, écartées, je ressentais la pression de la barre contre mon cou et la difficulté que j’allais avoir à bouger. Moi qui avais tant craint au départ toute entrave physique, je réalisais comme j’aimais me sentir ainsi captive et impuissante entre Ses mains.



Il me fit m’agenouiller et Le sucer, j’aimais cette immobilité imposée et cette douce contrainte de ne pouvoir m’aider de mes mains. Je glissais ma langue partout sur Sa queue avant de La prendre dans ma bouche avec envie, je voulais Lui plaire et m’enfonçai le plus possible dessus avant de reprendre plus doucement, de jouer encore avec ma langue et mes lèvres.


Après un long moment, Il m’ordonna de me relever. Les liens autour de mes poignets me faisaient de plus en plus mal. Il m’entraina près de l’escalier à colimaçon et y noua mes liens, je devais rester ainsi, les jambes écartées, la poitrine offerte. Le martinet claqua de nombreuses fois sur mes seins, marquant de rouge ma peau blanche. Je gémissais d’envie ou de douleur, je ne savais plus, j’étais ailleurs. Il me mit le manche du martinet dans la bouche et j’ouvris doucement les yeux pour essayer de voir ce qui m’attendait.
Quand je compris, j’eus beaucoup de mal à prendre sur moi et à garder mon calme….


A suivre...

mercredi 16 mai 2012

Déjeuner de Maitre


Mon Maitre avait souhaité ma présence ce midi là afin que je Le serve et Lui donne du plaisir. Je suivais donc Ses consignes à la lettre. Je me mis complètement nue à l’exception de bas et d’escarpins, mon collier était déjà autour de mon cou. Je mis du rouge sur mes lèvres et releva mes cheveux comme Il aimait. Un voile de parfum et j’étais parée selon Ses ordres.


Je disposais l’entrée de Son repas sur la table et la mienne par terre, là où Il aimait voir Sa chienne manger, à Ses pieds. Je mettais de la musique et alluma quelques bougies avant de prendre ma position d’attente. A quatre pattes, de profile par rapport à l’entrée de la pièce. Je pris soin de m’écarter largement, comme Il m’imposait toujours de l’être et de me cambrer autant que possible. Je L’attendais, soumise.


Je restais ainsi un peu plus de vingt minutes, la position n’était pas aussi difficile que de rester à genoux ou debout avec les mains sur la tête, mais je commençais à ressentir une douleur dans les épaules. Toutefois, rien de comparable à mon attente en position de soumise, quelques séances auparavant. J’étais heureuse d’être là, de savoir que quelques minutes plus tard, Il serait là… je réalisais que j’étais déjà complètement trempée rien qu’à cette idée. 


La porte s’ouvrit et mon souffle s’accéléra. Il s’approcha sans un mot, passa derrière moi avant de venir devant et me permettre de coller ma joue contre Sa jambe, je léchais Ses doigts, j’étais Sienne. Il constata mon désir et me fit gémir très vite avec Ses doigts, j’étais bouillante d’envie, liquide…


Il me tendit Sa veste et m’ordonna d’aller Lui chercher Ses affaires le temps qu’Il se douche. Je rangeais Sa veste, étrangement comblée par ma condition de servante et d’esclave. Je me sentais tellement moi, tellement à ma place que c’en était troublant. Je changeais le CD et savais encore une fois que ces chansons resteraient associées à ce déjeuner Ds. J’aimais beaucoup ça, lorsque dans des moments autres, loin de ce monde, quelques notes suffisent à me ramener à ces émotions et à ces instants précieux, alors je ferme les yeux et Le revois, Le ressens…


Il était de l’autre côté de la porte, sous la douche, j’aurai aimé être à genoux dans cette salle de bain, le drap de bain posé sur les avant bras, tête baissée ou juste prosternée et en attente mais Il ne l’avait pas souhaité ainsi ce jour. Je n’avais pas de consignes alors je repris ma position de chienne à quatre pattes.

Il sortit et m’ignora, passant à plusieurs reprises à côté de moi, chienne docile et immobile. Je savourais ces instants, exactement tels que je les avais rêvés. Enfin Il vint près de moi et me fit lécher Ses doigts. Il m’ordonna de faire la chienne et d’aller Lui porter Ses pantoufles, qu'il n'avait là que pour cet occassion,  comme il se devait. J’aimais cet ordre et ne trouvais pourtant même pas cela humiliant. Je revins vers Lui à quatre pattes, les tenants dans ma bouche, j’essayais de m’appliquer pour me déplacer gracieusement mais il me restait encore à progresser en la matière. Je Lui déposais aux pieds, chienne bien dressée.


Je Lui servi un verre de vin et m’agenouilla entre Ses jambes, glissant doucement ma langue sur Son torse. Je m’appliquais alors que Sa cravache commençait à rougir ma peau. Je Lui suppliais Sa queue, déjà haletante de désir et d’envie. Je m’appliquais avec ma bouche et ma langue un long moment avant qu’Il ne m’ordonne ma position d’esclave. Je m’empressais d’obéir, me retournant rapidement, je posais mes seins et ma joue sur le sol pour Lui offrir mon cul et ma chatte. Je coulais de désir et gémis aussitôt qu’Il glissa en moi. Je bougeais sur Sa queue alors qu’Il commençait Son déjeuner, me laissant aller et venir sur Lui, me reprenant sur ma rapidité et mes mouvements. Je m’efforçais de Le satisfaire, je trouvais à la fois un peu humiliant et excitant qu’Il fasse autre chose en même temps mais je me sentais complètement à ma place et j’aimais ma condition au-delà de mots. Je souris du bonheur qui était le mien d’être là et d’être ainsi traitée tout en gémissant de plaisir de m’enfoncer profondément sur Sa queue… encore et encore.


A Son ordre, je me retournais pour Le sucer avant qu’Il ne me permette de manger rapidement à mon tour. Je restais chienne, les coudes au sol je jouais avec ma langue pour attraper ma nourriture, je savais qu’Il aimait me voir ainsi et je savourais l’instant plus encore que mon repas. Je sentais Sa cravache et Ses doigts s’égarer sur mon corps, je mangeais en gémissant de plaisir.






Je Lui portais la suite de Son déjeuner et vint encore une fois entre Ses jambes, Il m’ordonna de Lui donner du plaisir pendant qu’Il mangeait, de la façon que je voulais. Je profitais de cette liberté pour glisser ma langue partout sur Lui, passant de Son torse à Sa queue que je léchais simplement avant de m’appliquer à La prendre toujours plus profondément dans ma gorge. Je me frottais à Lui tout en faisant onduler tout mon corps, je jouais avec mes seins, mes hanches et ma bouche. A quatre pattes je léchais Ses couilles longuement avant de Les sucer. J’étais toujours très excitée de faire cela, surtout dans cette position où je me sentais particulièrement soumise. Je gémissais d’excitation, de Ses mots, de ma condition… je coulais de désir et d’envie et parvins à jouir ainsi à Son ordre, juste de l’excitation que je ressentais à Lui donner ainsi du plaisir avec ma bouche.




Il me prit longuement, me faisant crier encore et encore mon plaisir. Je suppliais et remerciais, j‘haletais essoufflée mais insatiable, je recommençais à bouger sur Sa queue après chaque jouissance avant même d’avoir retrouvé mon souffle. Il me fit dire et répéter combien j’aimais ça et ce que j’étais et je n’en étais que plus excitée, tout comme des coups de martinet que je recevais sur les cuisses et le dos en même temps, délicieux mélanges de sensations… délicieux déjeuner aux parfums de soumission.

mercredi 2 mai 2012

Ligne 8

Ils devaient se retrouver ligne 8. Ses talons claquaient dans les couloirs souterrains, elle marchait vite, impatiente de Le retrouver.

Elle monta l’escalier, lança un regard circulaire autour d’elle et L’aperçut un peu plus loin sur le quai, assez peu fréquenté en ce début d'après midi. Il était de dos mais elle Le reconnut aussitôt. Il était grand et dégageait tant d’assurance, même de dos Il était beau.
Elle s’avança vers Lui et baissa les yeux lorsqu’Il l’aperçut. Elle ne les releva qu'une seconde, le temps de croiser Son regard, elle était bouillante, le souffle court, heureuse. Elle marchait elle aussi avec assurance, indifférente à tout ce qui l’entourait qui n’était pas Lui. 
Enfin réunis, ils échangèrent un regard intense, puis, elle leva la tête vers Lui et tendit Sa langue. Il n’avait plus besoin de la lui demander, elle savait. Il se pencha vers elle et l’aspira doucement. Elle était dans Ses bras, elle ne pensait à rien. Rien n’avait d’importance en dehors de cet instant précieux qu’elle vivait toujours aussi intensément.

Ses mains firent pression vers le bas sur son corps et elle comprit qu’elle devait s’agenouiller. Etrangement, elle n’y avait pas pensé en venant. Elle ne s’était pas demandé si elle devrait ou non le faire, elle ne réalisa qu’à l’instant où d’un geste presque invisible, Il exigea d’être salué comme il se devait.
Encore un peu maladroite, pour la troisième fois de sa vie dans un lieu si public, elle expira lentement, le temps de poser un premier genou au sol, puis un second. Là, elle inspira à nouveau, à sa place, à genoux contre Son Maitre. Il glissa Ses doigts dans sa bouche et elle Les lécha doucement.
Elle entendait le métro qui s’approchait et durant quelques secondes, un petit combat se livra en elle, attendre l’ordre, ne pas se relever avant, attendre l’ordre… attendre l’ordre… De même que lorsqu’Il l’avait fait s’agenouiller, d’un simple geste presque imperceptible, l’ordre fut donné et elle se releva doucement, fièrement. Ils échangèrent à nouveau un regard, tout était dit. Elle était Sienne.
Finalement aucun métro n’était à quai,  elle avait rêvé, ou il était déjà passé? Peu importait dans le fond. Elle Lui était soumise et agissait en conséquence. Ils avancèrent un peu le long du quai et elle croisa brièvement le regard amusé et souriant d’un homme qui avait dû être spectateur de la scène. Elle se sentait bien, elle se sentait vivante comme jamais. Ils s’engouffrèrent dans le métro, peu importait où Il allait, elle l’aurait suivi n’importe où.
Bien plus tard dans la soirée, Il honorerait sa bouche de Son sperme… mais ça, elle l’ignorait encore.


mardi 1 mai 2012

Premier mai...


Maitre,
En cette première journée de mai
Quelques clochettes blanches
Nichées aux creux de mes seins
Pour Vous souhaiter à mon tour
Et avec tout mon amour de soumise
Un bonheur sans cesse renouvelé…

Votre soumise.